Est-ce normal de se sentir en permanence fatigué? Est-ce possible d’y remédier? Comment?

Longtemps j’ai cru que ma fatigue était normale. Nous sommes dans une société qui prône l’activisme extrême, la fatigue vient de fait. 

Un message sous-jacent et constant : Je ne suis pas encore fatiguée? Alors je remplis ma journée, j’optimise mes tâches,” j’avance”.

Comme si “avancer” était toujours synonyme de “faire”, de “s’activer”.

Je te propose ici une perception beaucoup plus large que celle-ci.

Chaque respiration, chaque seconde qui passe nous amène dans un nouvel espace temps. En considérant l’avancée uniquement au sens du temps qui passe, peu-importe que nous soyons au lit, en train de marcher ou de courir, nous avançons.

En nous plaçant maintenant du point de vue corps et psychisme, je définirai l’avancée comme une balade vers la sagesse, dans laquelle le curseur d’évaluation serait l’équilibre entre l’activité du corps, la fluidité de nos pensées et de nos émotions. 

Avancer signifierait alors cheminer dans la quête vers l’homéostasie ”capacité d’un organisme ou d’un système à maintenir son équilibre interne stable malgré les changements extérieurs” 

En sommes une grande question à nous poser : Vers quoi je cours? Quels but je poursuis? Quel sens je donne à ma vie?

J’ai catégorisé ici plusieurs type de fatigue

  • La fatigue passagère se régule grâce au sommeil. Nous y sommes tous sujet, elle est tout à fait physiologiquement “normale”.
  • La fatigue résiduelle répond à un phénomène d’accumulation. Le fait de trop tirer sur la corde, d’oublier l’importance de se ressourcer ou de ne pas réussir à prendre ce temps. La fatigue s’installe et il devient de plus en plus important de la prendre en compte et de la traiter.
  • La fatigue chronique trouve son origine dans une maladie ou un handicap, elle provoque un épuisement intense et durable.  Elle s’aggrave après des efforts et des gestes communs du quotidien (se laver, s’habiller, éplucher des fruits…). 

Si les 3 fatigues peuvent se dissocier par définitions, elles peuvent aussi se cumuler…

Ainsi il est capital de pouvoir repérer exactement le type de fatigue par lequel nous sommes concernés, afin de pouvoir agir concrètement.

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Les pistes d’actions 

Dès lors que ma fatigue n’est plus passagère, que je la sens qui s’installe, je peux activer plusieurs leviers.

Je m’interroge sur mon sommeil, est-il réparateur?

Quand le repos ne repose plus, le corps ne se régénère plus correctement, il surcharge, accumule les tensions, les stress sur le plan physique et mental.

Je m’interroge sur mon rythme quotidien. Est-ce que mon rythme me correspond? Comment aérer mes journées, comment trouver le temps de relâcher?

Seule je peux agir déjà sur beaucoup d’aspect de mon rythme et de mon sommeil :

  • Les horaires, le cadre
  • L’adaptation d’un rythme personnalisé
  • Le temps d’écran dans ma journée
  • La respiration simple
  • activité de loisir doux :relaxation, dessin, musique…

Afin de soutenir et maintenir mon hygiène de vie je peux solliciter l’extérieur :

Quelque soit ma fatigue, il existe multitude de pistes et d’actions à mettre en place pour atténuer, parfois faire disparaître une fatigue trop invalidante. Dans tous les cas, si la fatigue passagère suite à une grosse journée peut s’avérer normale, une fatigue ancrée au quotidien ne l’est jamais. 

“Ma fatigue est comme un fil indélogeable, alors je le tisse en filigrane, presque invisible, qu’il s’efface sous les couleurs chatoyantes de mon énergie”

Adèle

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